Directeur de l’Institut
de Médecine Vétérinaire AGES
Innsbruck, Autriche
Le test BVDV Antigen/Serum a été choisi comme test de dépistage parce qu’il est facile à réaliser, il donne des résultats fiables et peut être utilisé chez les nouveau-nés et les jeunes veaux. L’écart diagnostique constaté lors de l’analyse des échantillons de sang est pratiquement éliminé lors de l’utilisation d’échantillons auriculaires avec le test BVDV Antigen/Serum.
Au cours des trois périodes d’échantillonnage du printemps 2005 jusqu’en 2007, nous avons analysé un total de 104 020 échantillons individuels de cartilage auriculaire représentant environ 10 000 exploitations.
Au cours de cette période, nous avons constaté une diminution du nombre d’IPI.
Le nombre d’animaux détectés positifs est passé de 84 en 2005, à 32 en 2006 et à 11en 2007.
Ces résultats montrent le grand effet positif et l’impact du test BVDV Antigen/Serum lors de notre programme d’éradication du BVDV.
Notre équipe technique aime travailler avec ce test pour sa simplicité, sa robustesse et sa reproductibilité.
Directeur du laboratoire IML, laboratoire irlandais accrédité
pour effectuer des tests pour
le programme d’éradication
de la BVD
Notre pays compte environ 2,4 millions de bovins, dont 83 000 troupeaux reproducteurs. Le troupeau laitier moyen en Irlande compte environ 100 vaches. Comme l’industrie laitière irlandaise est un système à base d’herbe, les veaux naissent généralement au printemps. Cela signifie que nous effectuons 70 % de tous nos tests BVD entre février et avril. En 2012, nous avons commencé à tester des échantillons individuels de biopsies auriculaires à l’aide des tests IDEXX BVDV Ag ELISA. Comparé aux autres tests disponibles à l’époque, nous avons constaté que le test IDEXX était beaucoup plus fiable. Nous avions besoin de résultats aussi fiables que possible afin d’identifier tous les animaux IPI dans un troupeau. Tout résultat faux négatif peut avoir de sérieuses conséquences, tant pour l’éleveur que pour notre laboratoire.
Lorsque nous recevons un échantillon, nous l’ouvrons, le faisons tremper toute la nuit et le test est effectué le jour suivant. Ainsi, la durée d’obtention des résultats est d’un peu plus de 24 heures. Au printemps, nous traitons en moyenne entre 3 600 et 4 000 échantillons par jour. La loi nous oblige à fournir 99 % des résultats d’analyse dans les quatre jours suivant l’arrivée des échantillons. En Irlande, il existe une base de données nationale des éleveurs de bovins qui regroupe toutes les informations disponibles sur ces animaux, y compris les résultats des tests BVD.
Dans notre laboratoire, le niveau de fiabilité des tests est le point le plus important. Le test IDEXX BVDV Ag ELISA s’est avéré très fiable, facile à utiliser et d’un bon rapport qualité/prix. Mais son principal avantage réside dans sa haute fiabilité dans la détection des IPI. Sur les quelque 700 000 tests que nous avons effectués, je n’ai pas souvenir d’un seul IPI qui n’aurait pas été détecté.
Lorsque l’on teste une population dans laquelle de nombreux IPI sont présents, où la prévalence est élevée, mon premier choix est d’utiliser le test IDEXX BVDV Ag ELISA. Trois ans après le début des tests en Irlande, on trouvait déjà de nombreux troupeaux dont le statut était « assaini », ce qui signifie que tous les animaux de ces fermes avaient été testés négatifs pendant plus d’un an. Les fermiers avaient reçu l’assurance que le coût des tests diminuerait après trois ans. Pour cette raison, il a été décidé que les tests dans ces troupeaux bénéficiant d’un statut « assaini » pourraient être effectués en regroupant plusieurs biopsies auriculaires, à l’aide de la PCR. Nous avons donc étendu notre panel d’accréditation pour y inclure les tests par PCR. Dans notre laboratoire, nous utilisons le tampon de lyse rapide IDEXX et le test ARN RealPCR BVDV. Je trouve qu’avec IDEXX, l’extraction PCR est moins sensible à la température que les autres tests. La plage de tolérance pour la température est plus étendue. Plus important encore : dans nos validations internes, le kit IDEXX s’est très bien comporté par rapport aux autres kits disponibles sur le marché. L’un de ses principaux avantages est son système de test modulaire, qui permet d’effectuer plusieurs tests PCR pour différentes cibles telles que BVD et MAP (Mycobacterium avium paratuberculosis) sur un même run thermocycleur, optimisant ainsi la productivité du laboratoire. Le fait d’avoir le même fournisseur pour tous les tests BVD nous permet de compter sur la même équipe compétente pour l’assistance et la formation du personnel. Enfin, comme il est possible de commander des composants individuels du kit auprès d’IDEXX et non simplement des kits complets, il y a beaucoup moins de gaspillage.
Au début, les agriculteurs pouvaient conserver les IPI sur leur ferme, même après que ces veaux aient été testés positifs. Ils ne pouvaient pas vendre ces animaux, mais ils pouvaient quand même les garder et les faire abattre plus tard. Mais pendant toute la durée de leur présence à la ferme, ces animaux ont continué à excréter ce virus, et ainsi potentiellement infecter d’autres bovins. C’est sans doute l’une des raisons expliquant que ce programme ait duré plus longtemps que prévu. Ainsi, la phase de dépistage perdure encore, alors que nous devrions déjà être passés en phase de surveillance. Si les agriculteurs avaient été obligés par la loi d’abattre ces animaux immédiatement après un résultat positif, le programme aurait été plus rapide et plus efficace.
Directeur du laboratoire
de l’ARSIA
Ciney, Belgique
La BVD est une maladie reconnue comme économiquement importante pour le bétail, avec des mesures d’éradication en cours dans plusieurs états européens. Un projet a démarré en 2009 en Belgique, avec la recherche d’antigène BVD sur biopsies auriculaires par notre Laboratoire.
Cette période de test a été suivie, pendant trois ans, d’un plan d’adhésion volontaire pour les éleveurs.
Puis, depuis le 1er janvier 2015, le programme de dépistage sur les veaux naissants a été rendu obligatoire sur tout le territoire national.
Côté prise en charge, l’éleveur doit payer les analyses de dépistage de la BVD sur ses veaux mais bénéficie de la prise en charge des frais d’expédition des prélèvements, ainsi que d’aides financées par un fond de santé public et par la mutuelle de l’Arsia pour les éleveurs adhérents à celle-ci.
Le programme Suisse d’éradication de la BVD sur biopsies auriculaires avait été mis en place avant le nôtre, et il était basé sur l’antigénémie. En 2008 IDEXX nous a invité à faire un séjour là-bas pour découvrir ce système et faciliter sa mise en oeuvre en Wallonie.
Une expérimentation a été menée pendant 1 an dans la province du Hainaut (mode de prélèvement + technique d’analyse), avec succès. Un plan de lutte, basé sur le volontariat, a donc été proposé avec ce système dans toute la Wallonie pendant trois ans.
Devant le succès rencontré, le dispositif est ensuite devenu obligatoire et appliqué dans toute la Belgique au 1er janvier 2015. Avant ce programme, la prévalence des IPI en Belgique était estimée à 0,9 %. Au démarrage du programme, cette prévalence s’est avérée de 0,6 %. Après trois ans ce taux est aujourd’hui de l’ordre de 0,1 %.
Pourquoi avons nous choisi le test ELISA IDEXX BVDV Ag/Serum Plus ?
Tout d’abord, le test ELISA est plus robuste que la PCR du fait de la dégradation relativement rapide de l’ARN viral. En effet, le tampon nécessaire à la PCR est à l’origine d’un vieillissement accéléré de l’ADN des prélèvements stockés. Nous avons réalisé des tests internes confirmant cet inconvénient de la méthode PCR. Cela rend le test ELISA Ag IDEXX moins contraignant en termes de délai d’analyse des prélèvements.
Par ailleurs, il est plus facile de travailler en flux tendu avec l’ELISA (résultats plus rapides permettant d’éditer plus vite les documents individuels d’identification, indispensables pour le commerce des animaux).
Concernant le coût de l’analyse, entre l’ELISA et la PCR, il dépend fortement de la prévalence et du fait d’avoir à re-tester les pools positifs en PCR.
En plus du coût supplémentaire engendré, le re‑test des pools positifs allonge le délai de rendu des résultats.
La PCR nuit donc à la flexibilité, à la fluidité et à la planification du travail du laboratoire de par la nécessité de revenir aux échantillons individuels composant les pools positifs.
Nous utilisons depuis 2017 un système de boucles de prélèvements « humides » (tube lié à la boucle contenant un tampon pour conservation de l’ADN) au lieu des biopsies « sèches » utilisées auparavant (ancien système de boucles auriculaires avec tube
sec).
L’intérêt des biopsies « humides » est de pouvoir conserver à long terme l’ADN des prélèvements tout en rendant possible l’analyse BVD ; ce tampon a l’avantage de pouvoir être utilisé directement avec le test ELISA BVD d’IDEXX, comme validé lors d’une publication internationale (Quinet et al. Plos One 2016).
Notre organisation pour la gestion de prélèvements en grande quantité suit un process bien défini.
Les trocarts de bouclage sont reçus chaque matin par la poste, dans des enveloppes où est imprimé le code barre de chaque exploitation. Ceux-ci sont scannés un par un pour enregistrement puis « déclipsés » automatiquement juste après et le tube contenant la biopsie est introduit dans une plaque à microtubes.
Les tubes sont centrifugés (suppression des éventuelles bulles d’air) et, laissés une nuit en incubation. Le lendemain de leur réception les échantillons sont transférés sur plaques ELISA et analysés grâce à des automates BEPIII. L’après-midi même, les résultats sont enregistrés dans la base de données nationale et dans le système de gestion informatisée d’identification des animaux. Ainsi, la « carte de naissance » de chaque veau, indiqué IPI ou non IPI, peut être éditée au plus vite. L’édition de ce document est toujours urgente car cette carte est obligatoire à tout commerce ou transaction concernant ces animaux. Dans le même temps, les résultats individuels sont communiqués par courriel à l’éleveur et à son vétérinaire.
Le délai d’obtention des résultats est d’environ 36 heures.
Les trocarts de bouclage sont reçus chaque matin et les résultats communiqués le lendemain après-midi, les jours ouvrables. Les animaux indiqués BVD viropositifs doivent être réformés dans les 45 jours ; une analyse contradictoire est possible sur demande de l’éleveur, ce qui est particulièrement recommandé en cas de résultat dans les valeurs proches du seuil et/ou pour des veaux à haute valeur génétique.
Selon la saison, entre 1 000 et 4 000 prélèvements auriculaires sont reçus quotidiennement au Laboratoire, représentant jusqu’à 600 enveloppes acheminées chaque jour par voie postale.
Si besoin, nous pouvons traiter jusqu’à 20 plaques ELISA de 88 prélèvements par jour, en deux cycles (jour et nuit). La capacité maximale du service est de 45 plaques par jour.
Nous sommes très satisfaits de notre utilisation du test ELISA BVDV Ag,
La première raison est que cette méthode de recherche de l’antigène BVD est compatible avec une bonne conservation de l’ADN des veaux prélevés pour analyse éventuelle du génome (constitution d’une biothèque).
La seconde est que l’ELISA permet une disponibilité très rapide des résultats, comparée à la PCR, notamment en évitant de re-tester en individuel les pools positifs.
La troisième est la meilleure robustesse de l’ELISA par rapport à la PCR, générant un meilleur confort dans les délais prélèvement – mise à l’analyse.
Concernant notre collaboration avec IDEXX il était important de sécuriser par contrat les différentes clauses concernant notamment l’approvisionnement, en fonction de nos prévisions, afin de ne pas tomber en rupture de stock. Il est important de rester ouvert pour aborder ensemble les éventuelles difficultés lorsqu’elles surviennent, et pouvoir les résoudre.
Les relations sont claires et directes, les contacts humains sont excellents et cette collaboration nous permet de bénéficier d’un confort de travail particulièrement appréciable.